Il apparaît qu'une
ambulance privé mandatée par le SAMU est un véhicule
prioritaire d'intérêt général. Nous ne
bénéficions seulement que de facilité de passage
hors mission SAMU.
Article R311-1 du code de la route :
-
véhicule d'intérêt général
prioritaire : véhicule des services de
police, de gendarmerie, des douanes, de lutte contre
l'incendie, d'intervention des
unités mobiles
hospitalières ou, à la demande du service d'aide médicale urgente,
affecté exclusivement à l'intervention de ces unités
et du ministère de la justice affecté au transport
des détenus ou au rétablissement de l'ordre dans les
établissements pénitentiaires ;
- véhicule d'intérêt
général bénéficiant de facilités de passage : ambulance de transport
sanitaire, véhicule d'intervention
d'Électricité de France et de Gaz de France,
du service de la surveillance de la Société
nationale des chemins de fer français, de
transports de fonds de la Banque de France,
des associations médicales concourant à la
permanence des soins, des médecins
lorsqu'ils participent à la garde
départementale, de transports de produits
sanguins et d'organes humains, engin de
service hivernal et, sur autoroutes ou
routes à deux chaussées séparées, véhicule
d'intervention des services gestionnaires de
ces voies
Nous ne bénéficions donc seulement que de
facilité de
passage hors mission SAMU.
Une ambulance privé dans le cadre de sa garde
départementale, et donc uniquement affectée aux
missions SAMU, fait elle partie des véhicules
prioritaires ? oui, le cas de
l'ambulance de garde départementale dans le cadre de
l'AMU est missionnée par le SAMU. Elle devient de
facto un véhicule d'intérêt général à priorité de
passage.
A défaut d'être missionnée par le SAMU, une
ambulance reste un véhicule d'intérêt général auquel
on doit faciliter le passage.
Des précisions:
CODE
DE LA ROUTE (Partie Réglementaire - Décrets en Conseil d'Etat)
Section 2 : Véhicules d'intérêt général
bénéficiant de facilités de passage
Article
R432-2
Les
dispositions du présent livre relatives aux vitesses
maximales autorisées et à l'emploi des avertisseurs
la nuit ou en agglomération ne sont pas applicables
aux conducteurs des véhicules d'intérêt général
bénéficiant de facilités de passage lorsqu'ils font
usage de leurs avertisseurs spéciaux dans les cas
nécessités par l'urgence de leur mission et sous
réserve de ne pas mettre en danger les autres
usagers.
Article
R432-3
Sur
autoroute et route express, les dispositions
relatives :
1º A la circulation, à l'arrêt et au
stationnement sur la bande centrale séparative des
chaussées et les accotements notamment sur les
bandes d'arrêt d'urgence ;
2º Au demi-tour ;
3º A la marche arrière ;
4º Au franchissement des lignes longitudinales
délimitant les bandes d'arrêt d'urgence ;
5º A l'arrêt et au stationnement sur les
chaussées,
ne sont pas applicables aux conducteurs des
véhicules bénéficiant de facilités de passage
lorsqu'ils font usage de leurs avertisseurs spéciaux
dans les cas nécessités par l'exercice de leur
mission et sous réserve de ne pas mettre en danger
les autres usagers.
Article
R432-4
Les
dispositions relatives aux règles :
1º De circulation sur le bord droit de la
chaussée ;
2º De circulation sur les routes à sens unique ou
à plus de deux voies ;
3º De circulation à une vitesse anormalement
réduite ;
4º Imposant un sens de circulation ;
5º De franchissement et de chevauchement des
lignes continues ou discontinues ;
6º D'engagement d'un véhicule dans une
intersectiion, ne sont pas applicables aux
conducteurs des engins de service hivernal en action
de déneigement, de sablage ou de salage lorsqu'ils
font usage de leurs avertisseurs spéciaux et sous
réserve de ne pas mettre en danger les autres
usagers.
.../... "Rappel des conditions d'application des
dispositions du code de la route aux ambulances de
transport sanitaire intervenant à la demande du
SAMU"
Le decret n°2007-786 du 10 mai 2007 relatif aux
véhicules d'interet général et modifiant l'article
R311-1 du code de la route prévoit en particulier:
-Que les véhicules affectés exclusivement, à la
demande du SAMU, à l'intervention des unités mobiles
hospitalières font partie des véhicules d'intéret
général prioritaires;
-Que les ambulances de transport sanitaire
appartiennent à la catégorie des véhicules d'intéret
général bénéficiant de facilités de passages.
Le code de la route limite ainsi le qualitatif de
V2hicule d'intéret général (VIG) prioritaire, et
toutes les prérogatives afférentes, à certains
véhicules en fonction de leur statut. Les ambulances
de transport sanitaire n'en font pas partie au vue
des dispositions du code de la route.
Cependant, comme l'a rappelé la Direction de
l'Hospitalisation et de l'Offre de Soins (DHOS) du
ministere de la Santé dans un courriel du 20 avril
dernier adressé à la DDASS de la Sarthe, la
jurisprudence a fait considérablement évoluer cette
situation au cours des dernières années.
En effet, dans un arret de la cour d'appel de
Limoges en date du 7 mars 2007, le juge a considéré
comme VIG prioritaire une ambulance privée qui
intervenait dans le cadre de la garde ambulancière,
sur demande du SAMU.
Cette mission de service public (dixit le juge),
urgente, confère à une ambulance privée, intervenant
dans le cadre de la garde ambulancère, le droit de
ne pas s'arreter à un feu rouge et d'utiliser un
avertisseur sonore 2 tons.
En ce qui concerne le cas ou une ambulance privée
intervient sur demande du SAMU, en dehors des
tranches horaires réservées à la garde ambulancière,
la DHOS souligne dans son courriel précité du 20
avril 2009 que la jurisprudence a considéré qu'une
demande d'intervention du SAMU adressée à
l'ambulancier valait réquisition, ce qui confère le
statut de mission de service public.
Par conséquent, la qualification VIG prioritaire
peut légitiment etre étendue aux ambulances de
transport sanitaire qui interviennent à la demande
du SAMU, en dehors des tranches horaires réservées à
la garde ambulancière.
(2010) A Bordeaux, deux urgentistes du Smur flashés
alors qu'ils portaient secours à des personnes en
arrêt cardio-respiratoire. L'ambulancier, convoqué
ce matin au commissariat a appris l'abandon des
poursuites à son encontre.
Au cours de l'été dernier (2009) , un ambulancier du
Smur du CHU de Bordeaux a été flashé au bas du pont
d'Aquitaine alors qu'il se rendait sur une urgence à
Lormont. Au lieu des 90 km/h imposés à cet
endroit-là, le conducteur a été flashé par un radar
automatique fixe à plus de 50 km/h au-dessus de la
vitesse autorisée. Il s'agit donc d'un délit et non
d'une contravention qui impose au conducteur d'être
entendu par les services de police.
Frédéric, l'ambulancier, a été convoqué au
commissariat de Talence où il sera soutenu par le
syndicat FO du CHU. "Il n'a fait que son travail",
s'indigne Fabrice Dumas, secrétaire général adjoint
du syndicat. "S'il a commis un excès de vitesse,
c'est pour sauver une vie. S'il n'était pas arrivé
dans les temps, la famille se serait peut-être
retournée contre nous. C'est là tout le noeud du
problème".
Le 16 mars 2010, à Talence, Force ouvrière va
distribuer des tracts afin de sensibiliser la
population. "Nous voulons signifier notre
incompréhension face à ce traitement inacceptable
qui consiste à devoir se justifier devant la police
alors que l'on ne fait que notre travail consistant
à sauver des vies, indique Fabrice Dumas. Cette
situation est injuste car Frédéric a vu son embauche
suspendue".
Comportement
inadapté
L'ambulancier qui assurait un remplacement au mois
d'août aurait semble-t-il refusé dans un premier
temps d'être auditionné par la police. Il devait
être embauché dans les jours à venir. Mais le
personnel médical et paramédical du CHU ne le
souhaite pas en raison "d'un comportement inadapté".
Il n'est certes par facile pour les urgentistes de
concilier leur métier et les exigences de la
sécurité routière. Flashés régulièrement lors de
leurs interventions, les ambulanciers du Smur, les
pompiers, gendarmes, policiers et autres douaniers
doivent se justifier auprès de leur administration
pour obtenir l'indulgence du ministère public qui se
trouve à Rennes.
La délégation interministérielle à la Sécurité
routière ne déroge pas et rappelle que "les règles
sont les mêmes pour tout le monde. Les dossiers sont
examinés au cas par cas car il y a parfois des abus
avec certains véhicules d'urgence".
Frédéric va devoir expliquer pourquoi il roulait
bien au-dessus des 90 km/h. "Nous sommes vraiment
inquiets pour notre profession, soupire encore
Frédéric Dumas. Nous voulons que le CHU nous protège
comme le stipule la loi de juillet 1983".
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