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État
d'avancement du groupe de travail « Transports
ambulanciers transfrontaliers »
Lors d'une intervention
d'une ambulance en territoire étranger, de nombreux
problèmes se posent. Voici un bref aperçu d'une
liste non-exhaustive de questions à régler :
1 -
Établissement d'une
liste des ambulances
Dans le cadre du groupe de travail, chaque
délégation a établi une liste des ambulances
susceptibles d'intervenir sur le territoire du pays
voisin.
En dehors des transports quotidiens, cette liste
est évidemment aussi importante lors d'événements
majeurs.
2 - Reconnaissance
réciproque de l'équipement technique des
véhicules ambulanciers Les équipements des ambulances peuvent fortement
varier d'un pays à l'autre. Aucune
réglementation ne détermine des équipements
standards européens. Les trois pays du Benelux
se sont mis d'accord dans le cadre du groupe de
travail de reconnaître réciproquement
l'équipement technique des ambulances. |
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3 - Qualifications et
compétences du personnel ambulancier dans les
trois pays
Les qualifications et compétences du personnel
ambulancier divergent très fortement d'un pays à
l'autre. En effet, aux Pays-Bas les ambulanciers
sont des infirmiers urgentistes dont le niveau
de formation est considérablement plus élevé
qu'en Belgique. Entre le Luxembourg et la
Belgique, on peut constater que le niveau de
formation des ambulanciers est identique.
La question des actes autorisés par le personnel
ambulancier s'il intervient en territoire voisin
n'est pas encore tout à fait résolue. On peut
néanmoins dire que la tendance actuelle du
groupe de travail va dans le sens de reconnaître
la formation du pays voisin et dans un tel cas,
un ambulancier néerlandais intervenant en
Belgique pourrait réaliser les mêmes actes
qu'aux Pays-Bas et ceci malgré le fait que
l'ambulancier belge ne pourrait pas faire ces
actes.
Entre le Luxembourg et la Belgique, la question
ne se pose pas, vu le niveau de formation
identique.
Relevé des
cliniques pouvant être reconnus pour accepter
des transports urgents
Les trois délégations ont établi un relevé de
tous les hôpitaux susceptibles d'accepter des
transports urgents en ambulance.
Radiocommunication
transfrontalière
En intervenant dans un pays voisin, il est
évidemment important de pouvoir rentrer en
contact avec le central des secours du pays
concerné. Il s'avère qu'actuellement les
ambulances luxembourgeoises ne peuvent pas
rentrer en contact avec les centres 100 de
Belgique et vice-versa.
Afin de pouvoir résoudre ce problème, des
investissements très importants seraient à
réaliser. En plus, vu la grandeur du Luxembourg
et la proximité avec nos trois pays voisins, il
serait nécessaire d'équiper nos ambulances avec
plusieurs équipements de communication, ce qui
est d'un point de vue financier irréalisable
pour l'instant.
Glossaire en quatre
langues pour les transports ambulanciers
Dans un souci de réduire les barrières
linguistiques entre les pays du Benelux, il
serait intéressant de disposer d'un glossaire en
plusieurs langues.
Dans ce contexte, il est à noter que sur
initiative de la « Feuerwehr Aachen », un tel
dictionnaire a été établi en quatre langues
(Allemand, Français, Anglais, Néerlandais).
Ce « dictionnaire d'ambulance » peut être
commandé pour un prix de 50€ sur
www.storck-verlag.de
et est certainement aussi disponible auprès des
magasins spécialisés.
Responsabilité
civile du personnel associé aux soins médicaux
urgents
Lors d'interventions à l'étranger, il est
important de régler les questions d'assurance
pour le personnel ambulancier.
Bien qu'on puisse partir du principe que chaque
ambulancier envoyé par le CSU112 sur un lieu
d'incident est automatiquement assuré, cette
question sera néanmoins encore approfondie lors
de prochaines réunions du groupe de travail.
Tarification des
ambulances
La tarification des ambulances lors de
transports à l'étranger peut poser de sérieux
problèmes. Des négociations à ce niveau sont
également en cours dans le groupe de travail.
En général, on peut
dire qu'un certain nombre de problèmes a déjà pu
être résolu dans le cadre de ce groupe de travail,
mais de nombreuses questions doivent encore être
débattues et ceci en étroite collaboration avec tous
les partenaires associés, que ce soit au niveau
national qu'au niveau international.
Il est également
important à souligner que d'après l'avis de la
direction, ces interventions à l'étranger devraient
actuellement se limiter aux interventions
exceptionnelles et qu'il n'est pas envisageable dans
la structure actuelle du service ambulancier
luxembourgeois d'intervenir d'office quotidiennement
sur le territoire voisin.
Accord bilatéral en cas
de catastrophes
En cas de catastrophe
touchant la Belgique ou le Luxembourg, la situation
est néanmoins clairement définie suite à un accord
d'entraide que le Gouvernement du Grand-Duché de
Luxembourg a depuis de nombreuses années conclu avec
le Gouvernement du Royaume de Belgique sur
l'assistance mutuelle en matière de protection
civile.
Cet accord prévoit les
modalités suivant lesquelles les deux pays
s'accordent une assistance lors de catastrophes ou
d'événements majeurs.