ANNEXE III RÉFÉRENTIEL
DE FORMATION DU DIPLÔME
D’AMBULANCIER
1
DÉFINITION DU MÉTIER
L’ambulancier exerce son activité au sein d’une entreprise privée ou
d’un établissement de santé.
Il
assure, sur prescription médicale ou en cas d’urgence médicale, la
prise en charge et le transport de malades, de blessés ou de
parturientes dans des véhicules de transport sanitaire adaptés pour
des raisons de soins ou de diagnostic.
2. FINALITÉ ET UTILISATION DU RÉFÉRENTIEL DE FORMATION
Les éléments constitutifs du diplôme d’ambulancier sont :
-
la définition du métier ;
-
le référentiel de compétences
validées par le diplôme ;
-
le référentiel de formation du
diplôme ;
-
le référentiel de certification
du diplôme : à chaque compétence correspondent des critères, des
modalités et des outils d’évaluation.
Le
référentiel de formation décrit, de façon organisée, les
savoir-faire et les connaissances associées qui doivent être acquis
au cours de la formation conduisant au diplôme. Il est élaboré à
partir du référentiel métier et du référentiel des compétences
exigées pour le diplôme.
Ce
référentiel comprend huit modules d’enseignement en institut de
formation, des stages cliniques et un stage en entreprise de
transport sanitaire dont le contenu est défini à partir des huit
unités de compétences du diplôme professionnel. Chaque compétence
est constituée d’un ensemble de savoir-faire et de connaissances
mobilisées pour réaliser des activités et comporte un niveau
d’exigence identifié.
Le
référentiel de formation précise, pour chaque module : les objectifs
de formation, les savoirs associés –théoriques, procéduraux et
pratiques) et leurs modalités d’acquisition en institut de formation
et en stage, les critères et les modalités d’évaluation et de
validation.
Les objectifs de formation décrivent les savoir-faire de chacune des
compétences du référentiel de certification du diplôme. Ils
correspondent à l’exigence minimum requise en formation pour
délivrer le diplôme en vue de l’exercice du métier d’ambulancier.
Ils sont centrés sur un apprentissage professionnel qui correspond
au « cœur » du métier.
Les critères d’évaluation de la compétence permettent d’en mesurer
la maîtrise. Ils sont établis en fonction des objectifs de
formation. Les indicateurs, modalités et outils d’évaluation et de
validation sont élaborés par les instituts de formation en fonction
des objectifs pédagogiques fixés.
3 PRINCIPES ET METHODES PEDAGOGIQUES
* Apprentissage progressif
Sur la base du projet pédagogique, les instituts de formation
garantissent aux élèves un apprentissage progressif des activités
professionnelles. Cette progression professionnelle peut se
poursuivre dans un processus de formation tout au long de la vie et
notamment contribuer à des évolutions dans le choix des métiers.
Le
découpage en modules de formation centrés autour de l’acquisition de
compétences incite à l’aménagement de parcours professionnels
personnalisés.
* Développement des capacités d’initiative et d’anticipation
Les objectifs pédagogiques sont déclinés au sein des instituts de
formation dans un projet pédagogique qui tient compte du contexte et
des ressources de l’institut de formation. Les modalités de
formation et les méthodes pédagogiques s’attachent à développer chez
la personne en formation des capacités d’initiatives et
d’anticipation visant à responsabiliser le futur professionnel.
* Suivi personnalisé
Un
suivi pédagogique personnalisé est instauré. Il permet à l’élève de
mesurer sa progression. L’équipe pédagogique met à la disposition de
l’élève des ressources et des moyens qui le guident dans son
apprentissage.
4. DURÉE ET CARACTERISTIQUES DE LA FORMATION
L’ensemble de la formation comprend 18 semaines soit 630 heures
d’enseignement théorique et clinique en institut de formation et en
stage, réparties comme suit :
-
Enseignement en
institut de formation : 13 semaines, soit 455 heures
-
Enseignement en
stage clinique et en stage en entreprise : 5 semaines, soit 175
heures.
Durant la formation, les élèves peuvent bénéficient d’une période de
congés, fixée par le directeur de l’institut de formation après avis
du conseil technique.
La
participation à l’ensemble des enseignements est obligatoire.
L’enseignement en institut de formation ainsi que les stages
cliniques et en entreprise sont organisés sur la base de trente cinq
heures par semaines.
L’enseignement en institut de formation comprend des cours, des
travaux dirigés, des travaux de groupe et des séances
d’apprentissage pratiques et gestuels.
Les stages cliniques et en entreprises sont organisés par les
instituts de formation en collaboration avec les structures
d’accueil. Ils constituent un temps d’apprentissage privilégié de la
pratique professionnelle. Ils s’effectuent dans des secteurs
d’activités hospitaliers ou extra-hospitaliers, au sein de
structures bénéficiant d’un encadrement par un professionnel
médical, paramédical ou un travailleur social. Cet encadrement est
assuré par du personnel diplômé, qui prépare progressivement l’élève
à l’exercice de sa fonction. Il est recommandé que le tuteur puisse
bénéficier d’une formation spécifique.
Chaque stage fait l’objet d’un projet de tutorat établi entre
l’équipe pédagogique de l’école et le responsable de l’encadrement
de l’élève dans la structure d’accueil. Il définit, à partir des
ressources éducatives de la structure et du niveau de formation de
l’élève, les objectifs d’apprentissage, les modalités d’encadrement
et les critères d’évaluation.
4. MODULES DE FORMATION ET STAGES
Le
diplôme peut s’acquérir soit par le suivi et la validation de
l’intégralité de la formation, en continu ou en discontinu, soit par
le suivi et la validation d’une ou de plusieurs unités de formation
(module et stage) correspondant à une formation complémentaire en
fonction des modes d’accès au diplôme.
* les modules de formation
correspondent à l’acquisition des huit compétences du diplôme :
Module 1 : dans toute situation d’urgence, assurer les geste
adaptés à l’état du patient 3 semaines (105 heures)
Module 2 : Apprécier l’état clinique d’un patient
2
semaines (70 heures)
Module 3 : Respecter les règles d’hygiène et participer à la
prévention de la transmission des infections
1
semaine (35 heures)
Module 4 : Utiliser les techniques préventives de manutention
et les règles de sécurité pour l’installation et la mobilisation des
patients
2
semaines (70 heures)
Module 5 : Établir une communication adaptée au patient et à
son entourage
2
semaines (70 heures)
Module 6 : Assurer la sécurité du transport sanitaire
1
semaine (35 heures)
Module 7 : Rechercher, traiter et transmettre les
informations pour assurer la continuité des soins
1
semaine (35 heures)
Module 8 : Organiser les activités professionnelles dans le
respect des règles et des valeurs de la profession
1
semaine (35 heures)
L’enseignement dispensé, notamment dans les domaines de la biologie
humaine, des sciences humaines et sociales et de l’étude des
pathologies, vise à l’acquisition des connaissances nécessaires et
indispensables à l’exercice professionnel.
Les enseignements sont assurés par des médecins, des infirmiers, des
ambulanciers en exercice, des chefs d’entreprise de transport
sanitaire.
* Les stages
-
dans le cursus complet de
formation, les stages sont d’une durée totale de 5. Leur insertion
dans le parcours de formation est prévue dans le projet pédagogique
de l’institut et permet l’acquisition progressive des compétences
par l’étudiant.
Il
sont réalisés dans les structures suivantes :
·
Service de court ou moyen
séjour : personnes âgées ou handicapées, pédiatrie ou rééducation
fonctionnelle : 1 semaine
·
Service d’urgence : 1 semaine
·
SAMU ou SMUR avec passage en
salle d’accouchement si possible ou stage optionnel supplémentaire
en service d’urgence : 1 semaine
·
Entreprise de transport
sanitaire : 2 semaines
-
lorsque le cursus est réalisé
partiellement, la formation s’effectue par unité de formation.
Celle-ci correspond à un module d’enseignement théorique et, pour
quatre modules sur huit, un stage clinique qui lui est rattaché.
(pour voir le contenu de
chaque module cliquez sur le liens dans le
tableau ci-dessus)
Les lieux de stage sont choisis en fonction des objectifs
d’acquisition de la compétence.
Pour les aides soignantes souhaitant se réorienter vers la
profession d’ambulancier, les stages destinés à valider les
compétences complémentaires sont réalisés au SAMU, en service
d’urgence ainsi qu’en entreprises.
Pour les auxiliaires de vie sociale souhaitant se réorienter vers la
profession d’ambulancier, les stages en vue de valider les
compétences complémentaires sont réalisés en service de court ou
moyen séjour, au SAMU, en service d’urgence ainsi qu’en entreprises.