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www.ambulanciers-cnt.org
Le
grain de sel de @Max
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De
plus en plus de femmes exercent le métier d'ambulancier, la
plus faible proportion toutefois se situe dans les SAMU..
Les ambulancières ont un
inconvénient !;-).. Le premier des inconvénient "professionnel",
c'est bien sur la grossesse.. Hé oui.. ce n'est pas vous
messieurs qui portez un bébé durant 9 mois !.. Et dans notre
métier le portage d'un patient en chaise dans un escalier
ne va pas avec celui du bébé dans le ventre de sa mère...
Souvent la question est posée sur notre forum.. Voici donc la
réglementation en la matière....
RIEN de spécifique
n'étant prévue comme aménagement dans notre convention
collective 3085, c'est donc le code du travail qui
s'applique.
(Section
5 : Protection de la maternité et éducation des enfants.)
La
femme en état de grossesse, candidate à un emploi ou
salariée, fait l'objet d'une protection légale particulière.
Au titre de cette protection, le code du travail impose un
certain nombre d'obligations à l'employeur dans ses articles
L.122-25 à L.122-32.
Les
conditions de travail
La salariée enceinte peut demander un changement provisoire
d'emploi. Cette mutation peut aussi être demandée par
l'employeur, après avis du médecin du travail. Le changement
temporaire d'affectation ne doit pas entraîner une
diminution de la rémunération. L'affectation prend fin dès
que l'état de santé de la salariée lui permet de retrouver
son emploi initial.
La
salariée travaillant de nuit, enceinte ou venant
d'accoucher, peut demander à être affectée à un poste de
jour. Cette affectation peut aussi être demandée par le
médecin du travail et prolongée, à sa demande, pour une
durée maximale d'un mois. Ce changement d'affectation,
éventuellement dans un autre établissement si la salariée
donne son accord, ne doit pas entraîner une diminution de la
rémunération. En cas d'impossibilité de reclassement sur un
poste de jour, la salariée bénéficie d'une suspension de son
contrat de travail en dehors de la période de congé de
maternité, avec une garantie de maintien de sa rémunération
(allocation journalière spécifique de la Sécurité sociale,
complétée par l'employeur).
Il est
interdit d'exposer les femmes enceintes ou allaitantes à
certains risques, notamment aux risques toxiques pour la
reproduction.
Le
droit à des autorisations d'absence
La salariée bénéficie d'autorisations d'absence sans
diminution de rémunération pour se rendre aux examens
médicaux obligatoires de surveillance médicale de la
grossesse et des suites de l'accouchement. Par ailleurs, de
nombreuses conventions collectives prévoient des
aménagements d'horaires et/ou des pauses : il convient donc
de consulter la convention collective applicable à
l'entreprise.
La
garantie d'une évolution salariale
Le congé de maternité (ou le congé d'adoption) se traduit
souvent par un point de rupture dans le déroulement de la
carrière des femmes en termes d'évolution professionnelle,
notamment en ce qui concerne les augmentations salariales.
Afin de remédier à cette situation, la loi du 23 mars 2006 «
relative à l'égalité salariale entre les femmes et les
hommes », met désormais en place une garantie de «
rattrapage salarial » au profit des salarié(e)s en congé de
maternité (ou d'adoption), selon des règles différentes
selon qu'il existe, ou non, un accord collectif prévoyant de
telles garanties. Ainsi :
- si
l'entreprise est couverte par un accord collectif de branche
ou d'entreprise déterminant des garanties d'évolution de la
rémunération des salarié(e)s pendant leur congé de maternité
(ou d'adoption) et à la suite de ce congé, ce sont les
dispositions de cet accord qui doivent s'appliquer, sachant
que, si l'accord a été conclu depuis le 25 avril 2006, elles
doivent être aussi favorables que celles prévues par la loi
(voir ci-dessous) ;
Imaginez vous enceint(e)
messieurs ? ;-)
- si
l'entreprise n'est pas couverte par un tel accord, la
rémunération de la salariée (ou du salarié si c'est lui qui
bénéficie du congé) est majorée, à la suite du congé de
maternité (ou du congé d'adoption), des augmentations
générales appliquées dans l'entreprise ainsi que de la
moyenne des augmentations individuelles perçues pendant la
durée de ce congé par les salariés relevant de la même
catégorie professionnelle ou, à défaut, de la moyenne des
augmentations individuelles dans l'entreprise.
La rémunération à prendre en compte pour la mise en œuvre de
la règle visée ci-dessus est le salaire ou traitement de
base ou minimum et tous les autres avantages et accessoires
payés directement ou indirectement, en espèces ou en nature,
au salarié en raison de son emploi.
Le
droit aux congés payés
A leur retour de leur congé de maternité, les salariées ont
droit à leur congé payé annuel, quelle que soit la période
de congé payé retenue, par accord collectif ou par
l'employeur, pour le personnel de l'entreprise. Ainsi, les
salarié(e)s dont le congé de maternité aura coïncidé avec la
période de prise des congés payés applicable dans
l'entreprise, pourront tout de même prendre leurs congés
payés à leur retour dans l'entreprise, même si ladite
période a expiré. Une disposition identique est prévue au
profit des salarié(e)s de retour d'un congé d'adoption.
Demandez un certificat à votre médecin traitant pour obtenir
un aménagement de votre travail. Si cela n'est pas possible
à votre fonction actuelle, votre employeur doit vous muter à
un autre poste, avec la même rémunération. Et si aucun poste
n'est disponible pour vous, vous serez dispensée de
travailler et indemnisée par la Sécurité sociale, avec un
complément de l'entreprise pour garder votre salaire.
Petite précision : au travail, une femme enceinte doit
pouvoir se reposer à certains moments en position allongée
et dans des conditions appropriées. Votre employeur n'a pas
le droit de vous faire travailler après 22 heures ni dans
une température ambiante inférieure à 0 °C ou vous faire
porter des charges lourdes.
Enfin, vous pouvez demander des horaires aménagés. Vous
pouvez vous absenter pour les examens médicaux prévus par le
Code de la santé publique. Ces absences sont rémunérées et
assimilées à du temps de travail effectif. Par contre,
l'employeur peut vous demander un justificatif, donc
n'oubliez pas votre certificat médical.
Si
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